Vers 1660, André de Praroman devient maître de la terre de Chapelle. Issu de la bourgeoisie lausannoise, il administre désormais la seigneurie de manière directe et méthodique, renforçant le contrôle des droits seigneuriaux, la gestion des terres et l’application des obligations pesant sur les habitants.
Chronologie
Vous explorez ici le thème « Société et contexte politique ».
Parcourez les luttes politiques et l'évolution des mœurs citoyennes.
1600
Sous la férule bernoise
1660
André de Praroman prend possession de la seigneurie de Chapelle
1662
André de Praroman devient seul seigneur de Chapelle
En 1662, André de Praroman consolide définitivement sa position en devenant seul seigneur de Chapelle. Il réunit l’ensemble des droits seigneuriaux sur le territoire et détient la seigneurie comme fief noble relevant de Berne, sans obligation de prêter hommage.
1664
Renforcement de la justice seigneuriale sous André de Praroman
Dans les années 1660, André de Praroman exerce avec fermeté les droits de moyenne et de basse justice sur la seigneurie de Chapelle. Il renforce le contrôle seigneurial, surveille étroitement la gestion communale et impose une administration centralisée et rigoureuse du territoire.
1674, le 23 juin
Arrêt de Lucens dans le conflit seigneur–communauté
Les exigences seigneuriales accrues entraînent de vives tensions entre André de Praroman et les habitants de Chapelle. Les conflits portent sur les redevances, les corvées, les droits d’usage et la gestion des biens communaux. Un jugement rendu au château de Lucens tranche un large conflit entre le seigneur et les communiers. La sentence attribue à chacune des parties certains points, mais confirme l’essentiel des droits seigneuriaux.
1674, le 1er novembre
Confirmation du jugement en appel à Berne
En novembre 1674, la Chambre des appellations romandes à Berne confirme le jugement rendu à Lucens dans le conflit opposant le seigneur aux communiers. Les frais de justice sont mis à la charge des recourants, ce qui accentue le mécontentement et le ressentiment des habitants.